Le défi de redressement de la compétitivité française [E-Book] / Rafal Kierzenkowski
Kierzenkowski, Rafal.
Paris : OECD Publishing, 2009
50 p. ; 21 x 29.7cm.
französisch
10.1787/222047285620
Economics
France
Full Text
Depuis le début des années 2000, la France a connu une détérioration marquée de sa performance à l’exportation, conduisant à des préoccupations accrues de la part des autorités et de la société civile sur la capacité d’adaptation de l’économie à une mondialisation croissante des échanges et de l’investissement en biens et services. Les mauvaises performances enregistrées du commerce extérieur sont liées à une série de facteurs plutôt qu’à une seule cause unique. Elles ne peuvent être expliquées par les seuls déterminants externes tels que le taux de change, l’avènement dans le commerce mondial de pays émergents à fort potentiel d’exportation ou la forte hausse des prix du pétrole en 2007-08. En effet, ce n’est pas tant la perte de parts de marchés en soi qui est inquiétante – elle s’est produite dans de nombreux pays – mais plutôt son ampleur dû à la difficulté à répondre à l’accélération de la demande mondiale dans les années 2000, datant d’avant l’apparition de la crise économique actuelle. En effet, l’analyse de la dégradation de la compétitivité renvoie davantage à des facteurs d’offre liés à la moindre aptitude des entreprises françaises à servir les marchés étrangers, mais aussi au développement de stratégies industrielles d’établissement à l’étranger de la totalité du processus de production. Le redressement de la compétitivité passera par un renforcement de la croissance potentielle et une action sur ses principaux déterminants à long terme, tels que l’accroissement de la recherche et développement, la promotion de l’innovation, la baisse du poids de la fiscalité, une amélioration de la concurrence et la création de conditions propices à une croissance rapide des entreprises. Le manque de compétitivité est le plus souvent un symptôme, et non la cause d’une ou plusieurs faiblesses économiques sous-jacentes. C’est pourquoi, il est préférable que l’intervention publique soit globale et porte sur les sources du problème de compétitivité et non qu’elle prenne la forme d’aides ciblées visant à remédier directement au déficit croissant de la balance commerciale. Ce document de travail se rapporte à l’Étude économique de l’OCDE de la France, 2009 (www.oecd.org/eco/études/France).