L'offre internationale d'enseignement supérieur [E-Book] : Les universités ont-elles besoin de l'AGCS ? / Andris Barblan
Barblan, Andris.
Paris : OECD Publishing, 2002
23 p.
französisch
10.1787/hemp-v14-art20-fr
Education
Full Text
L’offre d’enseignement supérieur au niveau mondial fait l’objet de deux approches représentées par l’UNESCO, d’une part, et l’OMC, d’autre part. Ces deux organisations regroupent les mêmes gouvernements mais leurs activités, en ce qui concerne le développement d’un système mondial d’enseignement supérieur, reposent sur des présupposés différents. A l’UNESCO, les acteurs adhèrent à un système de références communes en vue de la mise en place d’une série d’accords et d’initiatives de coopération qui sont réversibles dans la mesure où les participants gardent essentiellement le contrôle de leur degré d’engagement à l’égard de la communauté mondiale. A l’OMC, par contre, les acteurs fusionnent leurs références en un seul système où le développement automatique de l’internationalisation devient irréversible au fur et à mesure de l’établissement de concessions multilatérales entre les pays. Les gouvernements ont accepté d’entrer sur la voie de la déréglementation des services pendant le Cycle du millénaire par la signature en 1995 de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS). Il s’agissait là d’un domaine complètement nouveau pour l’ensemble des personnes concernées, ministres du Commerce, du Tourisme, de la Santé ou de l’Éducation y compris. En effet, les règles adoptées à propos des biens s’appliquent-elles aux services, faisant de ces services les équivalents de marchandises ? Peut-on définir de la même manière la valeur d’un produit matériel et celle d’un bien virtuel tel qu’un service, dans l’éducation par exemple ? Le marché de services n’est-il pas beaucoup plus déterminé par l’offre que celui des marchandises et ne nécessite-t-il donc pas des modalités différentes de coopération internationale ?