Quels sont les enjeux après la conférence ministérielle de l'OMC à Hong Kong ? [E-Book] / Ken Heydon
Heydon, Ken.
Paris : OECD Publishing, 2006
14 p. ; 21 x 29.7cm.
französisch
10.1787/624127613604
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Full Text
La conférence ministérielle de l’OMC qui s’est tenue en décembre 2005 à Hong Kong a permis quelques avancées du Programme de Doha pour le développement, mais il reste beaucoup à faire, en particulier pour fixer les modalités des négociations sur l’agriculture et sur l’accès aux marchés pour les produits non agricoles, et pour donner plus d’épaisseur à l’AGCS. En outre, les progrès réalisés sont à nuancer, qu’il s’agisse de la réponse apportée aux préoccupations des producteurs africains de coton ou de l’amélioration de l’accès aux marchés pour les produits des pays les moins avancés. Compte tenu de ce qu’il reste à accomplir, il n’est pas certain que les nouvelles échéances fixées seront respectées ni que le Programme de Doha pour le développement sera achevé en temps voulu. Un ralentissement de la dynamique de libéralisation multilatérale peut avoir de nombreuses conséquences ; les analyses réalisées par l’OCDE montrent que l’ampleur des opportunités perdues pourra être considérable et que le système commercial multilatéral risque d’être soumis à des tensions systémiques. Les pays en développement seraient alors parmi les principaux perdants. Pour aller de l’avant, il faudra envisager les politiques commerciales dans un contexte plus large au niveau intérieur, en reconnaissant que l’ouverture du marché est plus efficace lorsqu’elle est appuyée par des politiques macroéconomiques solides, des marchés de l’emploi souples, une culture de la concurrence et des institutions fortes. En se plaçant dans cette perspective, il est possible de promouvoir la réforme des échanges en l’envisageant comme un outil indispensable de la croissance et du développement plutôt que comme une concession.